Forêt domaniale des Fanges
A la découverte
Informations générales sur la forêt des Fanges
Forêt domaniale de 1188 hectares, située au cœur du Parc Naturel Régional Corbières Fenouillèdes. Il s’agit à l’origine d’une forêt royale dont la gestion remonte au XVIIᵉ siècle. Les sapins des Fanges étaient alors utilisés pour les mâts de bateau. Colbert (ancien contrôleur général des finances de Louis XIV) s’occupait en effet de la restauration de la marine royale. Les sapins de l’Aude ont toujours eu très bonne réputation du fait de leur bonne qualité et de leur spécificité génétique.
La forêt a toujours été une sapinière presque pure, mais l’évolution du climat, l’altitude (650 à 1 000 mètres) et la nature drainante du sol (calcaire affleurant avec présence de cavités karstiques) font que le sapin devient de moins en moins adapté à la station. Depuis 2003, le dépérissement ne cesse de s’accroître et la plupart des coupes actuelles visent à la récolte de ces arbres mourants.
Ce que vous allez adorer dans cette forêt !
La présence d’une grande diversité faunistique et floristique. En raison de sa situation géographique, la forêt est sujette aux influences méditerranéennes. Le chêne vert peut côtoyer le sapin pectiné. Les entrées maritimes (devenues toutefois moins régulières) apportent une humidité et une fraîcheur permettant de conserver des essences de montagne.
La maison forestière du « Prat del Rei », ou pré du roi, date du XIXᵉ siècle. Elle était encore habitée par le garde forestier local en 1950. Située à l’entrée sud de la forêt, en montant par le col du Campérié, elle fait partie de la mémoire du massif, du temps où les bois étaient acheminés par les bœufs ou les chevaux de trait, le long de la seule piste existante alors, traversant la forêt selon un axe est-ouest.
Le secret que cette forêt va vous révéler
Un grand mur d’enceinte de 7 km matérialise les limites sud et est de la forêt. Il est parsemé de bornes gravées d’une fleur de lys, rappelant à ceux qui les découvrent notre héritage catholique et royal millénaire. La marche du temps n’a pas épargné cet ouvrage, qui s’est petit à petit détérioré, mais qui n’en demeure pas moins un témoin de l’âpreté, de la rudesse et de la témérité de nos aïeux qui l’ont édifié.
On retrouve dans la parcelle 38 le « sapin géant », qui culminait à près de 40 m de hauteur. Malheureusement, à la suite du dépérissement généralisé de la forêt, il n’a pas survécu. Il est le symbole d’une forêt qui, depuis plus de 20 ans, souffre des sécheresses estivales successives.
Une forêt gérée de manière particulière depuis quelques années…
La forêt des Fanges fournit du bois (essentiellement du sapin pectiné) de très bonne qualité, avec une bonne rectitude et une frondaison moyenne relativement faible.
Afin de préserver les particularités génétiques de ce « sapin audois », l’ONF a créé une Unité de Conservation des Ressources Génétiques, qui englobe la partie sud-ouest de la forêt. L’objectif est de restreindre l’introduction d’essences pouvant s’hybrider et donc dénaturer la souche d’origine, d’œuvrer pour la conservation de cette dernière, ainsi que de récolter des graines issues de ces semenciers d’exception.
Le sapin des Fanges, situé relativement bas en altitude, est particulièrement sensible au réchauffement climatique. Il a subi des dépérissements dès la canicule de 2003. A l’heure actuelle, cette essence résiste comme elle peut (descente de cime, perte foliaire), mais reste menacée de disparaître du massif.
Dans ce contexte de changement climatique, en particulier quand la régénération n’est pas acquise, les choix de gestion sont difficiles. L’ONF doit trouver un équilibre entre prélever les arbres dépérissants avant que la mort de l’arbre ne déprécie la qualité du bois, et conserver suffisamment d’arbres pour maintenir une ambiance forestière (ombrage, diversité d’essences…) indispensable à la régénération de la forêt.
Un dernier conseil pratique pour la route ?
Se souvenir que la forêt est gardienne d’une partie de la mémoire collective de la région, d’une partie de l’âme de ceux qui l’ont arpentée, qui l’ont travaillée et l’ont aimée. On peut donc y déceler les traces de l’homme, bien sûr, mais surtout réfléchir aux dégâts causés par un changement trop brutal et structurel de l’environnement. Une forêt comme miroir de notre société, criant de vérité mais également d’espoir, puisque la forêt ne disparaîtra pas. Déjà, on peut constater qu’au beau milieu des étendues nues de roches calcaires naît une régénération de feuillus (alisier, érables, chênes, frênes, noisetiers…), qui prépare lentement un nouveau chapitre de l’histoire des Fanges.
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Les calendriers de chasse en forêt domaniale
La chasse est un acte de gestion durable des forêts
Elle permet de tendre vers un équilibre de la faune et de la flore afin d'assurer le renouvellement des forêts pour les générations futures.