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L’ONF conforte son rôle structurant pour la flière bois

En 2025, pour la première fois depuis plusieurs années, les volumes de bois issus de la forêt publique connaissent une hausse, atteignant 600 000 mètres cubes. Les volumes commercialisés sous contrat ont atteint un niveau sans précédent, contribuant à l’activité des territoires, conformément à la demande de l’État d’encourager la souveraineté industrielle.

Le volume de bois vendu et délivré en 2025 issu de forêts publiques s’est élevé à 12 millions de mètres cubes, dont 4,91 issus des forêts domaniales et 7,1 des forêts des collectivités (dont 943 000 mètres cubes d’affouage). Hors affouage, le volume vendu est ainsi de 11,1 millions de mètres cubes, soit une hausse de 600 000 mètres cubes dont près de la moitié est constituée de bois d’œuvre résineux.

La récolte en forêt publique s’élève à 58 % de bois d’œuvre et à 42 % de bois destinés à l’industrie (panneau, papier) et à l’énergie, ratios stables par rapport à l’année 2024. Ce qui caractérise l’année 2025 est la forte augmentation des volumes vendus en contrats d’approvisionnement en forêt publique, par rapport à 2024, qui constituait déjà une année record. Ils s’établissent désormais à 5,5 millions de mètres cubes, en hausse de 9 % par rapport à l’année précédente. Le taux de vente sous forme de contrats atteint désormais 50,4 % contre 48,8 % en 2024. Cette augmentation a également concerné le chêne pour lequel le volume contractualisé passe de 184 000 mètres cubes en 2024 à 219 000 mètres cubes. Le volume de bois d’œuvre contractualisé augmente de 280 000 mètres cubes.

Initié en 2022, le travail commun mené entre Communes forestières France et l’ONF pour promouvoir la contractualisation auprès des propriétaires publics, a porté ses fruits. Ce partenariat avait notamment permis d’élaborer des documents pédagogiques expliquant aux élus les principes et modalités de mise en œuvre de la contractualisation, avant d’être suivi de rencontres entre les industriels et les collectivités propriétaires dans les territoires.

Conformément aux engagements pris par la forêt publique dans l’accord chêne renouvelé en juillet 2023, au-delà des 219 000 mètres cubes commercialisés sous forme de contrats d’approvisionnement, ce sont 368 000 mètres cubes qui ont été vendus sous le label UE, malgré le ralentissement de la demande entraînant une augmentation du taux d’invendus.

Conséquence de cette politique, voulue par l’État, de développement de la contractualisation et de la labellisation, la proportion de bois commercialisé au plus près des territoires est importante en forêt publique. Ainsi, 41 % du bois d’œuvre est vendu à un client localisé dans le même département de la forêt d’origine, 73 % à un client localisé dans la même région et 95 % à un client localisé en France. S’agissant du bois d’industrie et du bois énergie, les chiffres sont respectivement de 39 %, 62 % et 91 %.

Malgré un contexte géopolitique complexe, le niveau d’activité des industriels du bois est resté à un niveau satisfaisant, à l’exception du marché du chêne de qualité.Les acheteurs ont été fortement pénalisés par les tensions internationales et la situation de la viticulture, avec un impact notamment sur le chêne de merrain. Cela s’ajoute à la crise déjà subie par le marché du parquet depuis quelques années.

En 2025, la reprise de la construction a dynamisé les résineux, dont les prix et les volumes sont restés fermes, facilitant l’écoulement de tous les bois, y compris sanitaires. Il en est résulté une forte baisse de la recette bois en forêt domaniale qui a eu des répercussions importantes sur le résultat de l’ONF (-36 M€), compensée pour partie par l’engagement des équipes sur d’autres activités et par une gestion rigoureuse des charges. Les recettes de la forêt des collectivités, moins dépendantes du cours du chêne de qualité, ont progressé à l’inverse de +21 M€. Le développement de la contractualisation n’est pas sans effet sur les recettes bois ni sur le résultat issu de ce mode de vente. La comparaison des recettes brutes et des recettes nettes des frais de façonnage montre que pour le modèle économique de l’établissement, ce développement n’est pas sans conséquence. Le chiffre d’affaires bois, net des frais nécessaires à la contractualisation, a été en 2025 parmi les plus bas de la période.